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Notes exégétiques pour la prédication et l’enseignement · Paul Nadim Tarazi

16e dimanche après la Pentecôte

Lc 7,11–16

Texte grec

11 Καὶ ἐγένετο ἐν τῷ ἑξῆς ἐπορεύετο εἰς πόλιν καλουμένην Ναΐν· καὶ συνεπορεύοντο αὐτῷ οἱ μαθηταὶ αὐτοῦ ἱκανοὶ καὶ ὄχλος πολύς. 12 ὡς δὲ ἤγγισε τῇ πύλῃ τῆς πόλεως, καὶ ἰδοὺ ἐξεκομίζετο τεθνηκὼς υἱὸς μονογενὴς τῇ μητρὶ αὐτοῦ, καὶ αὕτη ἦν χήρα, καὶ ὄχλος τῆς πόλεως ἱκανὸς ἦν σὺν αὐτῇ. 13 καὶ ἰδὼν αὐτὴν ὁ Κύριος ἐσπλαγχνίσθη ἐπ᾿ αὐτῇ καὶ εἶπεν αὐτῇ· μὴ κλαῖε· 14 καὶ προσελθὼν ἥψατο τῆς σοροῦ, οἱ δὲ βαστάζοντες ἔστησαν, καὶ εἶπε· νεανίσκε, σοὶ λέγω, ἐγέρθητι. 15 καὶ ἀνεκάθισεν ὁ νεκρὸς καὶ ἤρξατο λαλεῖν, καὶ ἔδωκεν αὐτὸν τῇ μητρὶ αὐτοῦ. 16 ἔλαβε δὲ φόβος πάντας καὶ ἐδόξαζον τὸν Θεόν, λέγοντες ὅτι προφήτης μέγας ἐγήγερται ἐν ἡμῖν, καὶ ὅτι ἐπεσκέψατο ὁ Θεὸς τὸν λαὸν αὐτοῦ.

Français (Louis Segond)

11Le jour suivant, Jésus alla dans une ville appelée Naïn ;  ses  disciples et une grande foule faisaient route avec lui.

12Lorsqu’il fut près de la porte de la ville,  voici, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère,  qui était veuve ; et il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville.

13Le Seigneur, l’ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit : Ne pleure pas !

14Il s’approcha, et toucha le cercueil.  Ceux qui le portaient s’arrêtèrent.  Il dit : Jeune homme, je te le dis, lève-toi !

15Et le mort s’assit, et se mit à parler.  Jésus le rendit à sa mère.

16Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant : Un grand prophète a paru parmi nous, et  Dieu a visité son peuple.

Unité de pensée

L’unité plus large du début du chapitre 7 comprend la péricope d’aujourd’hui (propre à Luc), qui sert d’introduction aux questions posées par les disciples de Jean le Baptiste au sujet de Jésus comme « celui qui doit venir ». La foi inébranlable et la confession du centenier païen sont semblables à celles de Pierre, plus tôt, au chapitre 5. Avec la résurrection du fils de la veuve, Luc montre clairement le Christ comme celui qui doit venir, dont parlent Isaïe et le cycle des miracles d’Élie et d’Élisée.

Notes

Le chapitre 7 commence par deux péricopes qui mettent en œuvre le commandement d’être miséricordieux comme Dieu l’est (voir la lecture de dimanche dernier, Lc 6,31-36). Dans la première (Lc 7,1-10), nous voyons Jésus avoir pitié du serviteur d’un centenier, qu’il guérit, et ici du fils d’une veuve, qu’il ressuscite. Dans les deux cas, l’élément sous-jacent est la puissance de la parole de Jésus : « Car, moi  qui suis soumis à  des supérieurs, j’ai des soldats sous mes ordres ; et je dis à l’un : Va ! et il va ;  à l’autre : Viens ! et il vient ; et à mon serviteur : Fais cela ! et il le fait. » (v. 8) ; « Il dit : Jeune homme, je te le dis, lève-toi ! » (v. 14b). Ainsi, les deux péricopes introduisent l’enseignement de Jésus sur la prophétie et sur la puissance de Dieu agissant par un messager qui porte sa « parole » (v. 24-28), qu’il s’agisse de Jean le Baptiste ou de Jésus (v. 31-35). L’essentiel pour nous est donc de mettre notre confiance dans l’enseignement de Dieu tel qu’il est consigné dans les Écritures. Autrement, même ressusciter quelqu’un d’entre les morts, comme le fait ici Jésus, ne servira à rien : « Et Abraham lui dit : S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait. » (16,31). En effet, « Dieu a visité son peuple » lorsqu’« un grand prophète a paru parmi nous » (7,16), et un prophète est quelqu’un qui répète les paroles de Dieu telles qu’elles se trouvent dans les Écritures (v. 22-23).

Ressources complémentaires

Paul Nadim Tarazi, New Testament Introduction, Vol. 2: Luke and Acts, St Vladimir’s Seminary Press, Crestwood, NY, 2001, p. 64.