OCABS Toutes les notes

Notes exégétiques pour la prédication et l’enseignement · Paul Nadim Tarazi

Dimanche avant l’Exaltation de la Croix

Jn 3,13–17

Texte grec

13 καὶ οὐδεὶς ἀναβέβηκεν εἰς τὸν οὐρανὸν εἰ μὴ ὁ ἐκ τοῦ οὐρανοῦ καταβάς, ὁ υἱὸς τοῦ ἀνθρώπου ὁ ὢν ἐν τῷ οὐρανῷ. 14 καὶ καθὼς Μωϋσῆς ὕψωσε τὸν ὄφιν ἐν τῇ ἐρήμῳ, οὕτως ὑψωθῆναι δεῖ τὸν υἱὸν τοῦ ἀνθρώπου, 15 ἵνα πᾶς ὁ πιστεύων εἰς αὐτὸν μὴ ἀπόληται, ἀλλ᾿ ἔχῃ ζωὴν αἰώνιον. 16 οὕτω γὰρ ἠγάπησεν ὁ Θεὸς τὸν κόσμον, ὥστε τὸν υἱὸν αὐτοῦ τὸν μονογενῆ ἔδωκεν, ἵνα πᾶς ὁ πιστεύων εἰς αὐτὸν μὴ ἀπόληται, ἀλλ᾿ ἔχῃ ζωὴν αἰώνιον. 17 οὐ γὰρ ἀπέστειλεν ὁ Θεὸς τὸν υἱὸν αὐτοῦ εἰς τὸν κόσμον ἵνα κρίνῃ τὸν κόσμον, ἀλλ᾿ ἵνα σωθῇ ὁ κόσμος δι᾿ αὐτοῦ.

Français (Louis Segond)

13Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel.

14Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé,

15afin que quiconque croit en lui  ait la vie éternelle.

16Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Unité de pensée

L’unité plus large des versets ci-dessus couvre Jn 2,13-3,21 et se concentre sur la vie nouvelle du baptême. Dans cette unité, le Christ rend inutiles les sacrifices du temple, puis présente au pharisien Nicodème la nécessité d’une nouvelle naissance par l’Esprit. Ce qui caractérise le plus l’Évangile de Jean, ce sont ses discours théologiques, qui viennent après une rencontre préparant la scène du discours. La lecture d’aujourd’hui commence ce discours, qui se termine au verset 21. Le centre de cette vie nouvelle réside uniquement dans la « descente-ascension » du Fils de l’homme, par contraste avec le schéma « montée-descente » de Moïse au mont Sinaï et avec la vie nouvelle donnée par la Loi mosaïque au peuple d’Israël dans le désert.

Notes

Le Fils de l’homme a accompli sa mission (v. 13) et, ce faisant, a montré le chemin de la vie éternelle, qui n’était que préfigurée par la vie temporelle prolongée en Canaan dont parle la Torah (v. 14). La seule manière dont cette vie est offerte à ceux qui sont dans le monde, Juifs et païens également, est le sacrifice du Fils unique de Dieu (v. 16). Cependant, l’accès du monde à cette vie dépend de son acceptation de l’Évangile et de son obéissance aux préceptes de l’Évangile ; sinon, c’est le jugement, et non la vie, qui suivra (v. 17-21). Comme il sera précisé en Jn 5,19-30, la pleine obéissance du Fils de l’homme à son Père, jusqu’à la mort sur la croix, est en définitive conforme à la volonté de Dieu, qui est sa parole dans l’Ancien Testament : la vie pour ceux qui l’écoutent et la mort de la condamnation pour ceux qui ne s’y conforment pas. La parole du Nouveau Testament étend ce même message au « monde » entier, c’est-à-dire y compris aux païens. La parole divine est pour la vie, non pour la condamnation, de ceux qui y mettent leur confiance de la bonne manière : « Pour nous, c’est de la foi que nous attendons, par l’Esprit, l’espérance de la justice. Car, en Jésus-Christ, ni la circoncision ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui est agissante par la charité. » (Ga 5,5-6)

Ressources complémentaires

Charles H. Talbert, Reading John, Crossroads Publishing Company, New York, 1992, p. 95-104.

Paul Nadim Tarazi, New Testament Introduction, Vol. 3: Johannine Writings, St Vladimir’s Seminary Press, Crestwood, NY, 2004, p. 135.

Paul Nadim Tarazi, Galatians: A Commentary, St Vladimir’s Seminary Press, Crestwood, NY, 1999, p. 271-277.